Partager l'article ! L'Infimier qui se prenait pour un medecin......(en résumé): Mme C.. âgée de 93 ans, vit dans une maison des A.M avec sa fille, alitée ca ...
Mme C.. âgée de 93 ans, vit dans une maison des A.M avec sa fille, alitée car paralysée depuis quelques années, elle reçoit chaque jour un infirmier devant lui prodiguer les soins de toilette nécessaires, ni plus ni moins.
Nous sommes au mois de Janvier 2010, l'état de santé de Mme C.. se complique, un râle respiratoire, non relevé par médecin et infirmier, devient de plus en plus fort. Ce jour là, inquiète, sa fille s'apprête à contacter le SAMU, lorsque l'infirmier apparaît; il dit constater un léger encombrement mais rien d'alarmant et insiste pour prodiguer ses soins à Mme C.. avant de prévenir les secours...
Devant ces arguments d'homme de santé, la fille de Mme C.. s'en remet à cet individu rassurant, croyant qu'il serait à même de déceler un quelconque aggravement,vigilante mais loin de se douter de la suite des évènements et des libertés que cet "infirmier" allait prendre.
Elle se poste derrière la porte de la chambre. Lorsque, surprise par un claquement fort et répétitif, elle y fait éruption et constate stupéfaite que le dit infirmier acène à la vieille dame de fortes claques sur la poitrine. Elle le somme d'arrêter cette pratique. Le visage de sa mère est violacé, la vieille dame souffre, mais son larynx ne fonctionnant plus, elle ne peut exprimer sa douleur, seul son visage au regard épouvanté peut alerter sa fille.
Cette dernière attrape le téléphone et voulant prévenir le SAMU, se voit rafler l'appareil par l'infirmier, lui faisant comprendre qu'étant de la partie, les secours le prendront d'avantage en considération et arriveront plus vite.
A aucun moment de la conversation, il ne parlera des "soins" prodigués à la vieille dame, prétextant simplement un constat de détresse respiratoire.
Le médecin du SAMU constate que la vieille dame souffre d'une déviation de nourriture vers les poumons, ce qui provoque difficultés respiratoires et infections, la malade est transportée aux urgences de l'hôpital le plus proche dans un état critique.
Pensant que Mme C.. ne passerait pas la nuit, sa fille est autorisée à dormir à ses côtés, le médecin laisse un léger espoir....Il faut attendre deux jours....
Dès le lendemain matin, le médecin de l'hôpital, annonce une stabilisation, on somme la fille de rentrer chez elle, on la préviendra s'il y a un quelconque changement....
Miraculeusement, Mme C.. est annoncée sortante deux jours après les faits, par le médecin du SAMU faisant part en personne de la nouvelle à sa fille.
Cette dernière, en condition plus sereine entame un conversation, avec le médecin, lui relatant plus objectivement les faits; entendant que l'infirmier a opérer à ce qui est nommé un "claping", le médecin marque un temps d'arrêt, et confirme que le "claping" est aujourd'hui une pratique dangereuse, interdite car pouvant entraîner la mort.....
Sous les conseils d'une amie infirmière, Mme C.. restera un mois en gériatrie pour une petite convalescence, après quoi elle rentrera chez elle, où après une forte réprimande et la promesse de l'infirmier de ne plus tenter de jouer au médecin, les choses reprendront leur cours....jusqu'à leur fin.
Février 2010, Mme C..revient chez elle.
Deux jours après, un Dimanche après-midi, m'apprêtant à faire des crêpes, je reçois un coup de téléphone de ma mère :
"C'est ta grand mère vient vite à l'hôpital, c’est la fin"
Lorsque je suis arrivée à l'hôpital, la seule chose qui m'a sauté aux yeux est l'énorme hématome présent sur son front, je demande ce qu'il sait passé, ma mère me fait sortir :
"L'infirmier était dans sa chambre lorsque cela s'est passé, il a dit qu'elle avait convulsée et qu'elle s'était cognée contre la potence en haut de son lit"
Je suis restée quelques instants sans voix, comment une femme paralysée pouvait convulser au point de se cogner si fort contre une potence qui se trouvait à deux mètres en arrière de son lit?
Hémorragie cérébrale, l'agonie durera une heure.
Témoin de son dernier souffle, constantes plates, je faisais appeler le médecin pour qu'il fasse quelque chose...Il me poussa en arrière, débrancha tout appareil...
"Qu'est ce que vous faites?"
"Rien, c'est fini, condoléances"
et il a recouvert Mamie, nous donnant une demi-heure pour aller chercher des vêtements si nous voulions l'habiller avant qu'elle n'aille à la morgue fermant à 17H30 précisément.
Quelques jours après son décès l'infirmier proposa un pot de vin accompagné d'une lettre avouant à demi-mot sa culpabilité....Mais comme le diront les médecins et conseillés plus tard : "elle avait 93 ans, l'infirmier ne risque rien."
Plus tard encore lorsque des reproches furent présentés à l'hôpital pour la passivité et l'attitude quelque peu froide des médecins, le directeur nous envoya une lettre attestant de la mort de ma grand-mère par: "cause accidentelle et extérieure à l'hôpital ".
Une infirmière nous confiera : "en ce qui concerne les personnes âgées nous avons des consignes"
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Mauvais infirmier, mauvais hôpital, mauvais médecin... Un enchainement dramatique de circonstances.
C'est inadmissible ce comportement auprès d'une si vieille personne. Tout-e patient-e a droit au meilleur des soignants et là ils ont fait preuve d'indifférence, de cruauté, d'incompétence.
Cela me rend furieuse et me peine terriblement.
Nous sommes tellment démunis devant ces "blouses blanches" affichant parfois un savoir, des certitudes qu'elles n'ont pas.
Tout à fait exacte, ce qui est encoretout aussi dramatique c'est qu'ils nomment les patients des "clients" et qu'ils reçoivent aussi des directives pour ne rien faire lorsqu'il est question d'une personne âgée, un aide soignant nous a affirmer qu'il arrivait souvent que l'on propose à la famille un départ "en douceur" à l'aide de morphine.
En ce qui concerne l'infirmier il aurait confié quant à lui à un de ses associés qu'il ne se sentait pas capable de s'occuper d'elle.....Mais l'appat du gain, il a d'ailleurs continuer de déclarer ses honoraires le jour de son décès....No comment....