Que l'expérimenté n'oublie jamais qu'un jour il fut novice
( à tout moment son état premier peut de nouveau le surpendre)....
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Que l'expérimenté n'oublie jamais qu'un jour il fut novice
( à tout moment son état premier peut de nouveau le surpendre)....
Malgré les avantages financiers accordés aux entreprises afin de
facilité l'embauche et le maintien dans l'emploi des personnes "handicapées", malgré les aides d'organismes tels l'Agéphip, l'Afpa et tant d'autres en matières d'équipement , il est
encore des patrons qui,lorsqu'un de leurs employés est déclaré inapte physiquement à assumer ses tâches dans les mêmes conditions que par le passé, préfèrent s'en débarrasser plutôt que de
décrocher leur téléphone afin de faire intervenir ces stuctures GRATUITES.
Il est tout à fait possible de penser, que le manque d'information est responsable de ce comportement, mais lorsque toutes les données lui sont transmises, les démarches simplifiées, et que
le patron en question à trop mal au poignet pour prendre son combiner que penser d'une telle attitude?
Anecdote :
Nous sommes à la fin Août 2007, un jeudi, dans une librairie de la Côte d'azur, la personne en charge des collectivités voit son préparateur de
commandes malade. Durant cette période de rentrée des classes, assumant ses propres tâches, elle remplace aussi ce dernier à la presse ainsi que les vendeurs et caissières en congés.
Le rythme est intensif, le fatigue s'accumule mais le directeur du magasin ne veut pas que s'entassent les ouvrages au dépôt, les professeurs d'école n'attendent pas, les colis doivent
donc être envoyés rapidement.
Sous la pression de ses clients ainsi que de sa direction (rentabilité oblige), elle décide de prendre en charge les expéditions. Souffrant davantage chaque jour de douleurs à la hanche, au cou
ainsi qu'aux épaules, elle sent ses forces faiblir et réclame, pour préparer dans les temps ses palettes de livres, l'aide de son patron, celui-ci accepte et lui promet de la rejoindre pour
13 heures.
Le transporteur confirme qu'il passera prendre la marchandise à 17 heures. Il reste 3 heures pour empaqueter les 5 tonnes d'ouvrages. A
l'heure dite, l'employée commence sa manutention, faisant accroître ses douleurs, mais pas d'inquiétude, son responsable a dit qu'il viendrait. L'heure tourne et toujours personne, à 14
heures, elle le rappelle au magasin, le directeur est en pause déjeuné...14 heures 45, elle reprend le téléphone, il n'est toujours pas au magasin mais son second tentera, dit-il, de le joindre
sur son portable.
15 heures 15, le temps presse et le transporteur n'attendra pas, un nouvel appel, le responsable arrive, du moins il l'affirme... 16 heures toujours personne, il ne lui reste plus qu'une
heure pour tout bouclé, et que ses clients puissent recevoir leurs commandes dès le lundi matin à la première heure. 16 heures 15, elle n'en peut plus, toujours le fameux "j'arrive" de celui qui
ne viendra pas. 16 heures 35, elle s'écroule par terre, sa douleur à la hanche semble se propager sur la jambe qui refuse de répondre à ses ordres. L'un des deux réceptionnaires présents la
relève et l'assoit, l'autre commence à filmer ses palettes, mais cela ne suffira pas, le transporteur arrive,affirme qu'il ne peut attendre que l'on finisse, les colis ne seront pas
emportés ce jour.
L'employée revient au magasin, en boitant, les douleurs toujours plus intenses, elle ne peut bouger ni bras, ni cou. Le directeur est là, il devance les possibles reproches par un "je
n'ai pas pu vous rejoindre, il y a eut un monde fou ici". Pour l'heure le magasin est désert.Elle fait part au directeur du non-enlèvement des colis et entend un "ce n'était pas la peine que
vous vous pressiez , ni que je vienne, on aurait pu faire ça demain alors".
Il est 17 heures30, l'employée termine son travail à 18 heures, mais prévient son responsable qu'elle ne peut rester la douleur étant trop forte, il répond par un "D'accord vous viendrez
plus tôt lundi ou vous partirez plus tard demain, allez reposez-vous bien" finit-il en lui tapant sur l'épaule. Elle repart chez elle, difficilement tout comme la nuit et les jours qui
suivront...
Après une douloureuse insomnie, la chargé aux collectivités, se rend au travail, larme à l'oeil, mais se disant que c'est le dernier jour de la semaine et qu'elle aura tout le temps de se
reposer durant le week-end...
Aurait-elle repoussé ses limites au-delà du raisonnable?
Nous sommes vendredi, il est 13 heures 30, sa jambe ne répond de nouveau plus et ses bras refusent de bouger, cette fois elle décide de se rendre chez son médecin, en averti son supérieur,
qui lui répond par un "Ne dites pas aux autres que vous avez des horaires à la carte". Le vendredi soir, prise trop tard pour que son docteur puisse l'éviter, une paralysie partielle
atteint son dos, et par résonance , ses membres inférieurs, elle sera arrêter pour un mois....
Métro ciel (suivi de) Vague conjugale
Claire FOURIER
UN EXPLOIT LITTERAIRE
Avez-vous déjà vécu un de ces moments où croisant le regard de l'autre, votre respiration s'arrête, votre coeur bat la chamade, vous transpirez, tout tramblants?
Eh bien c'est en ôtant toute ponctuation à cette nouvelle qu'est "métro ciel", que notre auteur réussit l'exploit de nous transmettre le ressenti de son personnage. Elle ne nous donne d'ailleurs pas le choix, car sans point ni virgule pour nous arrêter, nous suffoquons tout autant que cette jeune femme.
Pour une femme... Il faut l'admettre, c'est une belle prouesse d'auteur. La seconde nouvelle récupère point et virgule, tel la colère d'une ....pardon...Mais oui c'est bien cela : d'une femme...Tel donc la colère d'une femme n'utilisant les points que pour monter les majuscules, et les virgules juste parce ce que sans souffle elle ne pourrait continuer à le supporter !!! Oui vous l'aurez compris, dans cette seconde nouvelle, madame est irritée par monsieur, avec lequel elle vit depuis déjà bien longtemps....
Même si le sujet n'en reste pas moins commun, il faut bien avouer que le pari est réussi , car je me sens mais énervée mais énervée, comme si je venait de vivre cette "vague conjugale"....
autres chroniques sur : amenothes.xooit.fr
TUEZ-LES TOUS
SALIM BACHI
« Ca ne sera qu’un crime de masse de plus (...). La différence avec le tien, c’est qu’on en parlera, on ne cessera jamais d’en parler, et puis un jour, la mémoire humaine est ainsi, on
oubliera »
Le style : Construit en toute simplicité,rendant l'ouvrage accessible à tous à différents niveaux.
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