Ecrire, c'est à peu près comme se trouver dans une maison vide et guetter l'apparition de fantômes.
[ John Le Carré ]
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Ecrire, c'est à peu près comme se trouver dans une maison vide et guetter l'apparition de fantômes.
[ John Le Carré ]
Je ne saurais dire depuis combien de temps je n'ai vu mon pays, mais qu'il me semble long le chemin de retour!!!!!
En Bretagne, il y avait une tradition, qui consistait à savoir partir pour mieux revenir.
Pour parfaire son apprentissage, le jeune homme devait quitter son pays natal et partir à la découverte du monde, élargir vues et esprit et par là même éprouver l'attachement à ses racines.
Certains ne sont jamais rentrés par choix souvent, mauvaises rencontres aussi, d'autres en sont revenus plus justes, plus forts, plus clairvoyants, et parfois silencieux.
Qu'ils aient choisit de transmettre leur savoir, de conserver cette intime expérience comme une force propre, ou qu'ils n'aient trouvé encore le chemin du retour, si vous les rencontrez, ils vous dirons qu'il est des liens que l'on ne peut défaire ....Image d'un terre déchaînée qui vous prête vie, force,liberté lorsque voue êtes loin et vous apaisement et sagesse lorsqu'on la rejoind.
Peut-être est-ce cela être breton, se sentir "sauvage", éperdue-ment libre, même en prison.
Est-ce cette idée,ou le sentiment de plénitude naissant "en vivant cette terre" qu'il me fallait atteindre?
Une force plus violente encore dans le déracineent , qui ne peut s'apaiser qu'en retrouvant d'où elle vient?
Pourtant, bien que mon corps et mon esprit m'inscite au retour, un sentiment étrange, me dit qu'il n'est pas encore temps...Déchirement sans cesse, temps qui se rapproche....Mais jamais ne vient, qu'il est long le chemin du retour, celui de l'apaisement au milieu des terres qui se déchênent.
Mme C.. âgée de 93 ans, vit dans une maison des A.M avec sa fille, alitée car paralysée depuis quelques années, elle reçoit chaque jour un infirmier devant lui prodiguer les soins de toilette nécessaires, ni plus ni moins.
Nous sommes au mois de Janvier 2010, l'état de santé de Mme C.. se complique, un râle respiratoire, non relevé par médecin et infirmier, devient de plus en plus fort. Ce jour là, inquiète, sa fille s'apprête à contacter le SAMU, lorsque l'infirmier apparaît; il dit constater un léger encombrement mais rien d'alarmant et insiste pour prodiguer ses soins à Mme C.. avant de prévenir les secours...
Devant ces arguments d'homme de santé, la fille de Mme C.. s'en remet à cet individu rassurant, croyant qu'il serait à même de déceler un quelconque aggravement,vigilante mais loin de se douter de la suite des évènements et des libertés que cet "infirmier" allait prendre.
Elle se poste derrière la porte de la chambre. Lorsque, surprise par un claquement fort et répétitif, elle y fait éruption et constate stupéfaite que le dit infirmier acène à la vieille dame de fortes claques sur la poitrine. Elle le somme d'arrêter cette pratique. Le visage de sa mère est violacé, la vieille dame souffre, mais son larynx ne fonctionnant plus, elle ne peut exprimer sa douleur, seul son visage au regard épouvanté peut alerter sa fille.
Cette dernière attrape le téléphone et voulant prévenir le SAMU, se voit rafler l'appareil par l'infirmier, lui faisant comprendre qu'étant de la partie, les secours le prendront d'avantage en considération et arriveront plus vite.
A aucun moment de la conversation, il ne parlera des "soins" prodigués à la vieille dame, prétextant simplement un constat de détresse respiratoire.
Le médecin du SAMU constate que la vieille dame souffre d'une déviation de nourriture vers les poumons, ce qui provoque difficultés respiratoires et infections, la malade est transportée aux urgences de l'hôpital le plus proche dans un état critique.
Pensant que Mme C.. ne passerait pas la nuit, sa fille est autorisée à dormir à ses côtés, le médecin laisse un léger espoir....Il faut attendre deux jours....
Dès le lendemain matin, le médecin de l'hôpital, annonce une stabilisation, on somme la fille de rentrer chez elle, on la préviendra s'il y a un quelconque changement....
Miraculeusement, Mme C.. est annoncée sortante deux jours après les faits, par le médecin du SAMU faisant part en personne de la nouvelle à sa fille.
Cette dernière, en condition plus sereine entame un conversation, avec le médecin, lui relatant plus objectivement les faits; entendant que l'infirmier a opérer à ce qui est nommé un "claping", le médecin marque un temps d'arrêt, et confirme que le "claping" est aujourd'hui une pratique dangereuse, interdite car pouvant entraîner la mort.....
Sous les conseils d'une amie infirmière, Mme C.. restera un mois en gériatrie pour une petite convalescence, après quoi elle rentrera chez elle, où après une forte réprimande et la promesse de l'infirmier de ne plus tenter de jouer au médecin, les choses reprendront leur cours....jusqu'à leur fin.
Février 2010, Mme C..revient chez elle.
Deux jours après, un Dimanche après-midi, m'apprêtant à faire des crêpes, je reçois un coup de téléphone de ma mère :
"C'est ta grand mère vient vite à l'hôpital, c’est la fin"
Lorsque je suis arrivée à l'hôpital, la seule chose qui m'a sauté aux yeux est l'énorme hématome présent sur son front, je demande ce qu'il sait passé, ma mère me fait sortir :
"L'infirmier était dans sa chambre lorsque cela s'est passé, il a dit qu'elle avait convulsée et qu'elle s'était cognée contre la potence en haut de son lit"
Je suis restée quelques instants sans voix, comment une femme paralysée pouvait convulser au point de se cogner si fort contre une potence qui se trouvait à deux mètres en arrière de son lit?
Hémorragie cérébrale, l'agonie durera une heure.
Témoin de son dernier souffle, constantes plates, je faisais appeler le médecin pour qu'il fasse quelque chose...Il me poussa en arrière, débrancha tout appareil...
"Qu'est ce que vous faites?"
"Rien, c'est fini, condoléances"
et il a recouvert Mamie, nous donnant une demi-heure pour aller chercher des vêtements si nous voulions l'habiller avant qu'elle n'aille à la morgue fermant à 17H30 précisément.
Quelques jours après son décès l'infirmier proposa un pot de vin accompagné d'une lettre avouant à demi-mot sa culpabilité....Mais comme le diront les médecins et conseillés plus tard : "elle avait 93 ans, l'infirmier ne risque rien."
Plus tard encore lorsque des reproches furent présentés à l'hôpital pour la passivité et l'attitude quelque peu froide des médecins, le directeur nous envoya une lettre attestant de la mort de ma grand-mère par: "cause accidentelle et extérieure à l'hôpital ".
Une infirmière nous confiera : "en ce qui concerne les personnes âgées nous avons des consignes"
Quelle prétention et comment ose-t-elle annoncer un retour ?
Prétentieuse ? Et comment !!!! Sans le moindre complexe et toujours en toute honnêteté, oui elle se permet (LA VILAINE) d'annoncer un retour prochain d'activité sur ce blog, ELLE QUI N'EST PLUS RIEN !!!! Ni mère, ni fille, ni socialement acceptable et acceptée, elle revendiquera de nouveau ses maux et partagera ses idées !!!!
Le thème prochain, s'il y en avait qu'un !!!!
Au programme :Tentative de survie psychologique en terrain hostile !!!! L'utilisation du statut de travailleur handicapé par les entreprises. Hypocrisie et chantage affectif dans un théâtre de banlieu, et bien d'autres surprises en préparation !!!!
A bientôt :)
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